Bonjour,

Je m'appelle Andrea. Bâloise d’origine, j’ai fait un apprentissage en tant qu’employée de commerce après l'école obligatoire. J’ai enchaîné avec la maturité en école du soir, puis j'ai entamé des études en droit que j’ai terminées par un master à l’Université de Lausanne.
Après mes études, je me suis rapidement mariée et j’ai donné naissance à ma fille. J’ai eu la chance de profiter d’être maman à temps plein pendant les 2 premières années de vie de ma fille — une expérience magnifique, et aussi parfois difficile.

Quand ma fille avait 4 ans, nous avons voyagé en camping-car en Europe avec son papa pendant six mois: Une aventure enrichissante qui m’a appris à savourer les petits bonheurs — marcher sur des plages désertes au Pays de Galles ou déguster au moins trois glaces par jour sous la canicule estivale en Espagne.
À notre retour en Suisse, j’ai repris un poste de juriste à temps partiel, mais j’ai vite ressenti le besoin de changer, de passer à quelque chose de plus concret, plus manuel. A cette période-là, notre vie de famille a pris un tournant difficile: Le papa de ma fille a dû faire face à une insuffisance rénale terminale, nécessitant une dialyse ou un don de rein. Nous avons choisi la deuxième option. Les deux opérations se sont déroulées sans complications et le papa de ma fille a vite retrouvé une vie normale. Mon chemin de convalescence a pris un peu plus de temps. 

Deux ans après  l'intervention, nous nous sommes divorcés — une nouvelle période compliquée pour toute la famille. Ma fille a compris, avec le temps, que même si ses parents ne vivent plus ensemble, ils la soutiennent tous les deux.

Un an après le divorce, j’ai entamé une relation amoureuse avec un homme. Au début, tout était parfait — j’étais aux anges. Mais progressivement, le comportement de mon compagnon de l'époque est devenu manipulateur; je n'étais pas bien dans cette relation mais je n’arrivais pas à quitter ce Monsieur. Quelques mois plus tard, il m’a annoncé qu’il me quittait — un moment très douloureux. Lors de notre dernier rendez-vous, j’ai vécu ce que je qualifie de viol. Il m’a fallu du temps, et des séances de psychothérapie, pour comprendre ce qui m'est arrivé. Après quelques mois de thérapie, j'ai déposé une plainte pénale qui a été classé par le Ministère public sans suite.
Pendant ma reconstruction, j’ai pratiqué la danse et la boxe . 

Un an après cet événement bouleversant, je suis partie marcher sur le chemin de Compostelle en France. J'avais besoin de marcher et de me libérer ma tête. Sur le chemin, j'ai rencontré des personnes magnifiques. Dans les auberges où je dormais, des masseurs/masseuses massaient les dos et les pieds des pèlerins après une longue journée de marche. J’ai profité d’un tel massage qui m’a détendu et m'a aidé à me reconnecter à mon corps d’une manière inattendue. En marchant sur le chemin, j’ai réfléchi à mon avenir professionnel: J’ai ressenti le désir d’accompagner des femmes et des enfants par le massage. De retour à la maison, je me suis inscrite à la formation en massage classique: Une ouverture vers un nouvel univers, loin du cadre juridique, et pour laquelle je suis reconnaissante. 
Depuis juillet 2024, je suis certifiée thérapeute en massage classique.
Le massage m’a permis de me reconnecter à mon corps après mon traumatisme.
Aujourd’hui, ce traumatisme me pousse à accompagner des personnes ayant vécu des situations similaires, avec compréhension de leur parcours et avec bienveillance. 
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